Octobre 2025. Le constat est sans appel. Après une année 2024 dopée par les Jeux Olympiques, l’événementiel français accuse un recul de 10% à 20% au premier semestre 2025 selon Lévénement, l’association qui fédère les agences spécialisées. Les perspectives pour 2026 ? Xerfi prévoit une amélioration modeste, inférieure à 5%, « si toutefois il n’y a pas de nouveaux soubresauts géostratégiques ». Dans ce contexte de tensions budgétaires persistantes, une réalité s’impose avec brutalité : l’événementiel reste le premier poste sacrifié.
L’événementiel, toujours première victime des restrictions budgétaires
Dès que les entreprises font face à des difficultés économiques, un réflexe quasi automatique se manifeste : couper dans le budget événementiel. Comme le souligne L’Orient-Le Jour, « en période de crise économique, les entreprises ayant du mal à faire face aux dépenses courantes ont souvent le réflexe de couper en premier lieu dans le budget de communication. » L’événementiel est perçu comme un surplus, un luxe dont on peut se passer.
Cette vision est dangereusement réductrice. Selon l’étude Coach Omnium-1001Salles, les budgets événementiels ont été significativement réduits en 2024, une tendance qui se poursuit en 2025. Les agences elles-mêmes se montrent prudentes, voire pessimistes pour 2026. « En raison du contexte géopolitique, nous ne voyons pas d’amélioration à court terme », prévient Stéphane Guerry, président d’Havas Events dans Stratégies.
Pourtant, c’est précisément dans les moments difficiles que l’événementiel révèle toute sa puissance stratégique.
Pourquoi l’événementiel sera vital en 2026
Quand une entreprise traverse des turbulences économiques, ses équipes en ressentent immédiatement les effets. L’incertitude s’installe, la motivation s’érode, le sentiment d’appartenance se délite. Une étude OpinionWay révèle qu’un quart des salariés avouent une baisse de motivation en période de crise, tandis que le stress augmente de 10% pendant les périodes d’incertitude.
C’est là que l’événementiel devient un levier stratégique irremplaçable. Selon une étude Ipsos, 69% des interrogés affirment que le collaboratif a un impact positif sur la productivité des équipes. Plus frappant encore : 62% des salariés déclarent que les événements internes favorisent leur motivation au travail.
L’événementiel n’est pas un accessoire. C’est un outil de management qui permet de :
Souder les équipes dans l’adversité. Quand les résultats sont en berne et que l’avenir semble incertain, rassembler ses collaborateurs autour d’une expérience collective redonne du sens, crée du lien, rappelle qu’on avance ensemble.
Maintenir le sentiment d’appartenance. Dans les moments de doute, les salariés ont besoin de se sentir partie prenante d’un projet commun. L’événementiel renforce ce sentiment de faire partie d’une même entité qui les valorise et les reconnaît.
Combattre l’isolement et le désengagement. Selon les études récentes, 39% des collaborateurs en télétravail ressentent un sentiment de solitude. En 2026, avec la consolidation des modèles hybrides de travail, l’événementiel devient le trait d’union indispensable entre des équipes parfois dispersées.
Générer des résultats concrets. Fidéliser ses meilleurs éléments permet une hausse jusqu’à 85% des bénéfices d’une société, selon l’école des relations humaines. Les clients affirment également qu’ils sont plus susceptibles de s’intéresser à une marque s’ils y sentent des salariés engagés. Abandonner l’événementiel en 2026, c’est comme couper le chauffage en plein hiver pour économiser de l’énergie : on fait des économies à court terme, mais on aggrave la situation à moyen terme.


2026 : quand la contrainte devient le moteur de l’innovation
L’histoire nous l’enseigne : les plus grandes révolutions créatives naissent souvent de limitations apparentes. Les entreprises françaises consacrent traditionnellement entre 5% et 10% de leur chiffre d’affaires à la communication et au marketing selon Stratégie Marketing. En 2026, cette enveloppe devra travailler plus intelligemment que jamais.
La sobriété créative ne signifie pas renoncer à l’impact. Elle impose au contraire de revenir à l’essentiel : l’idée. Une idée puissante qui résonne, qui marque les esprits, qui génère du bouche-à-oreille organique vaut infiniment plus qu’un déploiement colossal de moyens sans âme.
Prenons l’exemple de la campagne « Urban Doggy Fit » de Generali, primée au Grand Prix du Brand Content 2025. L’assureur a transformé un simple abribus JCDecaux de Boulogne-Billancourt en salle de sport pour chiens, avec des exercices ludiques (« Doggy Squat », « Doggy Slalom ») accessibles via QR code. Résultat : une viralité organique impressionnante et un prix Or, le tout pour le coût d’aménagement d’un abribus. L’impact ne se mesure pas en millions dépensés, mais en millions touchés.
Les nouveaux leviers pour 2026
Dans ce contexte de raréfaction des ressources, trois piliers émergent pour les entreprises qui refusent de sacrifier leurs événements corporate :
1. L’impact plutôt que le superflu
Selon CB News, le digital devrait représenter 70% des investissements en communication en 2026. Pourtant, aucun webinaire ne remplacera jamais la puissance d’un séminaire qui rassemble vos équipes, d’une convention qui fédère vos forces de vente, ou d’un off-site stratégique qui fait naître les meilleures idées. La vraie bataille se joue dans la capacité à créer des expériences corporate authentiques qui génèrent de l’engagement réel auprès de vos collaborateurs.
2. La stratégie avant l’exécution
Chaque euro doit être pensé, chaque événement messuré. Un séminaire réussi en 2026 n’est plus celui qui impressionne par son luxe, mais celui qui atteint ses objectifs : fédérer les équipes, faire passer des messages stratégiques, renforcer la cohésion. La sobriété créative, c’est définir des objectifs précis pour chaque événement et allouer les ressources là où l’impact sera maximum sur vos collaborateurs.
3. L’effet démultiplicateur de l’audace
Dans un contexte où beaucoup d’entreprises renoncent à leurs événements, organiser un séminaire, une convention ou une soirée de gala devient en soi un acte fort. Cela envoie un message puissant à vos collaborateurs : vous croyez en eux, vous investissez dans le collectif. Une idée créative pour votre prochain off-site stratégique ou workshop ne coûte pas plus cher qu’un format classique, mais marque durablement les esprits.
Ce qu’il faut retenir pour 2026
Les entreprises qui réussiront en 2026 ne seront pas celles qui suppriment leurs séminaires et conventions pour économiser quelques milliers d’euros. Ce seront celles qui repensent leurs événements corporate avec intelligence : des formats plus ciblés, des concepts plus audacieux, des objectifs plus clairs.
Que ce soit pour votre prochain séminaire d’entreprise, votre convention annuelle, votre off-site stratégique, votre workshop d’équipe ou votre soirée de gala, chaque événement est une opportunité de créer de la valeur pour vos collaborateurs et de renforcer votre culture d’entreprise.


Notre manifeste pour 2026
Nous ne créons pas simplement des événements. Avec vous, nous élevons des expériences. Et en 2026, cette mission prend un sens encore plus fort. Nous croyons que la sobriété créative n’est pas une régression, mais une évolution nécessaire. Elle nous force à être plus ingénieux, plus stratégiques, plus impactants. Elle nous rappelle que l’excellence naît de la contrainte, que l’innovation émerge de la nécessité.
Le contexte économique incertain n’est pas une excuse pour baisser les bras. C’est au contraire le moment de réaffirmer votre singularité, de marquer les esprits avec des expériences qui comptent vraiment. De ne pas faire l’erreur de couper dans l’événementiel quand vos équipes en ont le plus besoin.
Faire mieux avec moins, ce n’est pas un slogan. C’est une exigence créative, une promesse d’excellence, un engagement envers l’impact réel.
En 2026, défendons ce qui compte vraiment : vos équipes.
_ Audace Parisienne